La 2ème Division Blindée de Leclerc

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 Voisins le Bretonneux

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Eric
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MessageSujet: Voisins le Bretonneux   Dim 14 Sep 2008 - 11:53

Bonjour à tous,

cela fait longtemps que je voulais m'atteler à cette recherche. Ma commune (Voisins le Bretonneux dans les Yvelines) a été libérée par la 2e DB le 23 aout 1944. Une plaque commémorative est présente et je voudrais obtenir des détails sur les faits qui s'y sont déroulés.

Cette plaque indique : Un détachement sous le commandement du Lieutenant SERIZIER. Pertes de deux soldats : le Sergent-Chef Jean VOURC'H et le Marsouin Danton JOUGLARD.

Je n'ai rien trouvé de précis dans mes documentations sur cela, si l'un d'entre vous avait plus d'informations ce serait bien.

Merci à vous.


Amicalement


Eric
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AUFFRET
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MessageSujet: Re: Voisins le Bretonneux   Dim 14 Sep 2008 - 17:42

Le sergent-chef Jean Vourch et le marsoin Danton Jouglard étaient affectés au 1° RMT.
Le lieutenant Henri Serizier du RMSM était né le 14 octobre 1916 à Luchon. Il s'était engagé dans Forces Française Libres, à Londres en juillet 1940. Il est mort pour la France un peu plus tard. Il avait obtenu le grade de Capitaine.
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Eric
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MessageSujet: Re: Voisins le Bretonneux   Dim 14 Sep 2008 - 18:20

Merci Auffret ! c'est un bon début, car j'aimerai vraiment savoir comment s'est déroulée la libération de ma commune. Peut-être plus de détails dans un éventuel journal de Marche ?

J'ai trouvé cela aussi :

http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/1024.html

et aussi cela :

"A Voisins-le-Bretonneux, les combats de rue font rage pour la libération du village. Celui-ci est libéré dans la journée, non sans pertes. Deux hommes de Leclerc, le sergent-chef Jean Vourc’h et le marsouin Danton Jouglard perdront la vie. Une plaque commémorative sur le monument aux morts communal et deux rues rendent hommage à ces hommes. Le lendemain, les combats reprennent car les allemands tiennent toujours l’aérodrome de Guyancourt."


Eric
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Jacques Ghémard
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MessageSujet: Re: Voisins le Bretonneux   Mer 17 Sep 2008 - 10:36

Dans la liste des Français libres, il y a 5 Vourc'h. Le père et ses 4 fils ! Et il manque la mère dans la liste

http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=101092
http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=101091
http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=101093
http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=110050
http://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=101094

Quant à Henri Serizier, il est également compagnon et commandait à la fin le 4e escadron de spahis dont mon père faisait partie. Mais ça ne me permet pas de vous en dire plus pour autant

http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/918.html

"Henri Serizier est décédé brutalement de maladie le 11 juin 1952 à Paris." ce qui évidemment me laisse pantois (Mon père est mort le 18 juin 1954)

Y a-t-il eu un syndrome guerre de 1944 ? C'est une question que je ne peux m'empêcher de me poser.
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Jacques Ghémard
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MessageSujet: Re: Voisins le Bretonneux   Mer 17 Sep 2008 - 10:56

Il y a deux pages de "Calots rouges et croix de Lorraine" sur l'arrivée des spahis dans la région parisienne et Voisin y est cité plusieurs fois. Je vais scanner ça.
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Jacques Ghémard
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MessageSujet: Re: Voisins le Bretonneux   Mer 17 Sep 2008 - 11:53

Voici donc la page 78 et le début de la 79 de "Calots rouges et croix de Lorraine de Paul Oddo et Paul Willing du RMSM

PARIS 21 - 26 Août 1944

La libération de Paris commença, pour les spahis, par la constitution d'un sous-groupement Morel Deville comprenant l'escadron de chars légers Martin-Siegfried et les pelotons d'automitrailleuses Serizier et Bergamin, du 4e escadron. C'était un ordre préparatoire, et les explications furent données par le colonel de Guillebbn, de l'E.M. de la division, à peu près dans les termes suivants:

« Paris risque d'être libéré par les Américains alors que la division est encore retenue en Narnamdie. Il faut que des Français soient présents. Notre rôle sera de nous renseigner, de voir ce qui se passe, puis de donner au Général des indications nécessaires à l'engagement de la division au cas où elle recevrait l'autorisation d'intervenir; dans le cas contraire, de rentrer dans Paris avec les troupes alliées pour que la libération de la capitale ne se passe pas sans troupes françaises ».

Ces instructions furent reçues avec enthousiasme. Jamais, même dans les moments d'exhaltation les plus optimistes, on n'avait osé espérer avoir Paris à libérer!

La remise en état du matériel fut menée rondement. Les effectifs avaient été recomplétés comme ils devaient souvent l'être durant toute la campagne, en recrutant sur place des garçons de bonne volonté qui avaient les qualifications nécessaires. Au volant de véhicules de récupération, guis comme aide-conducteur sur char au automitrailleuse, ils avaient été formés sur le tas par leurs camarades plus expérimentés: ils devaient bientôt raconter aux civils admiratifs qu'ils avaient fait le Tchad, Bir Hakeim, l'Italie et le débarquement de Normandie. Mais ils avaient du courage à revendre, c'est ce qu'on leur demandait.

Le 21 août, le sous-groupement auquel s'était ajouté la compagnie Perceval du III/ R.M.T., partait vers l'est aux ordres du colonel de Guillebon et faisait étape à Nogentle-Roi : la progression fut rapide car aucune troupe, ennemie ou alliée (heureusement) n'était en vue. Les civils, qui semblaient vaquer à leurs occupations des champs étaient à la fois surpris et ravis de voir des compatriotes dans ces colonnes de blindés.

Le 22, la division avait rèçu le feu vert. C'était donc la première partie de la mission qu'il fallait remplir, et ce fut sans doute une des plus belles missions de cavalerie de l'histoire: préparer l'engagement des forces qui devaient libérer Paris. Mais, en présence de renseignements confus concernant la situation des forces allemandes autour de Paris, il était nécessaire d'aller voir de près de quoi il retournait.

De Rambouillet à Arpajon, les spahis, appuyés par une poignée de fantassins du Tchad allaient donc entrer en contact avec l'ennemi. `

Peu avant Trappes, à l'Agiot, les automitrailleuses de Bergamin se heurtèrent à des chars: quinze furent dénombrés, l'obusier du peloton fut touché et trois hommes d'équipage tués: Rondeau, Runk et Jardin.

Montigny le Bretonneux, Voisins le Bretanneux, Châteaufort marquaient la limite à partir de laquelle la progression ne pouvait se poursuivre sans une attaque en force. Par contre, vers Arpajon, n'avaient été rencontrés que des tireurs isolés qui avaient tout de même montré leur efficacité en abattant le brigadier Piquet, du 4eme escadron.

Dès lors, le Général était renseigné et allait pouvoir prendre sa décision: le 24 serait prononcée l'attaque principale par la route venant d'Orléans, étayée par une action analogue par l'axe Chevreuse-Clamart-Sèvres. La première serait menée par le G.T.V. éclairé, rappelons le, par le 3eme escadron. La deuxième allait être confiée au G.T.L., avec lui, toujours le 2e escadron, commandé alors par le lieutenant Paucat. Le G.T.D., avec le 5e escadron, devait être engagé dans le sillage du G.T.V.

A Morel Deville, bientôt rejoint par le reste du Régiment, revenait la. mission de couvrir la gauche de la division en faisant le maximum de volume pour fixer l'attention des concentrations blindées signalées à l'ouest de Paris.

Le 24, avec des moyens réduits, allaient être poussées des reconnaissances en force sur les axes:
- Voisin-Guyancourt-Versailles
- Montigny-Trappes-St Cyr l'École-Versailles.

Les deux détachements étaient commandés par Martin-Siegfried et Oddo qui, comme St. Cyriens, avaient arpenté à pied et à cheval ces terrains d'exercice contre toutes sortes d'hypothétiques ennemis. Ils purent pénétrer dans Voisins et Montigny-le-Bretonneux, le Manet et même Trappes, mais, presque sans infanterie d'accompagnement, leurs blindés légers ne purent aller plus loin.

La journée du 25 août se passa comme dans un rêve. Sans transition, l'on passait du combat à la fête. Jusqu'à Versailles, les barricades ennemies avaient été abandonnées, mais la progression restait celle d'une troupe d'attaque. A Versailles, la foule en liesse était si compacte que Morel Deville dut faire ouvrir les grilles du Château pour donner tranquillement ses ordres.

La route de St-Cloud par la côte de Picardie et Ville d'Avray était vide d'Allemands, d'habitants et de résistants, et le pont de St-Cloud fut atteint sans incidents ni délais. L'avenue de la Reine, conduisant à la Porte de St-Cloud, était obstruée par quelques barricades gardées par des civils qui les ouvraient obligeamment. La couleur des calots invitait parfois certains poings à se lever, mais ils s'ouvraient rapidement en un salut plus fraternel.

A la porte de St-Cloud, la confusion était extrême. La foule hurlant sa joie envahissait tout: chaussée, trottoirs, refuges; les unités étaient mélangées, Shermans, half-tracks, jeeps étaient complètement recouverts de civils et les hommes d'équipages de rouge à lèvres. Des drapeaux tricolores flottaient partout. Mais la guerre n'en était pas finie pour autant; des obusiers tiraient vers le nord, des postes radio grésillaient et les chefs arrivaient à donner des ordres.

C'est ainsi qu'à partir de là, le peloton Serizier fut envoyé réduire une position ennemie à Neuilly. Aidé de deux T.D., il en venait à bout après une demi-journée de combat, détruisant plusieurs véhicules dont une A.M. et un « Ferdinand » (char fortement blindé et armé d'un canon de 88).

Martin-Siegried était engagé contre un ennemi occupant l'île de Billancourt, mais, faute d'infanterie ne pouvait franchir le pont défendu par une barricade. Savelli, renforcé du peloton Oddo, s'installait en bouchon face aux blindés signalés à Chatou et vers le Mont Valérien.
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Eric
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MessageSujet: Re: Voisins le Bretonneux   Mer 17 Sep 2008 - 19:43

Merci Jacques !

Amicalement


Eric
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