La 2ème Division Blindée de Leclerc

Le forum des passionnés de l'Histoire de cette prestigieuse unité.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 6/1er RMSM: Journal de Marche (16/11—30/12/1944)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
AuteurMessage
Jean PFLIEGER
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 1715
Age : 53
Localisation : HAUTES-ALPES
Date d'inscription : 15/02/2012

MessageSujet: 29 décembre 1944   Mar 29 Déc 2015 - 7:53

Vendredi 29 décembre 1944

Harcèlement de 8 heures à 11 heures.

20 coups à 15h30 sur limites ouest et sud.

À la décision de ce jour, sont nommés:

Maréchal-des-Logis Chef:
le MdL HOFER

Brigadiers Chefs:
le Brigadier HADEY
le Brigadier MILLE
le Brigadier BOLZE

Maréchal-des-Logis:
le Brigadier M'CHICHI

à compter du 1er janvier 1945.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.facebook.com/pages/Vive-la-2ème-DB/1431683340433382
Paulisel
Langue pendue


Nombre de messages : 139
Age : 78
Localisation : Espagne
Date d'inscription : 04/01/2014

MessageSujet: Ebersmunster   Mar 29 Déc 2015 - 7:59

Bonjour,
pour répondre à ma propre question concernant le 1er croquis de l'ensemble abbatial, M. LIX était l'industriel possédant la malterie qui avait remplacé l'ancien moulin de l'abbaye (dont mon ancêtre avait été maître-meunier).
Crdlmt. Paul.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jean PFLIEGER
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 1715
Age : 53
Localisation : HAUTES-ALPES
Date d'inscription : 15/02/2012

MessageSujet: Re: 6/1er RMSM: Journal de Marche (16/11—30/12/1944)   Mar 29 Déc 2015 - 8:01

Merci, Paul, pour cet éclaircissement.
J'ai ajouté un renvoi vers votre réponse là où vous aviez posé la question Smile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.facebook.com/pages/Vive-la-2ème-DB/1431683340433382
Jean PFLIEGER
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 1715
Age : 53
Localisation : HAUTES-ALPES
Date d'inscription : 15/02/2012

MessageSujet: 30 décembre 1944   Mer 30 Déc 2015 - 7:48

Samedi 30 décembre 1944

6 coups de Nebelwerfer à 12h15.

6 coups de Nebelwerfer à 17h40.

Harcèlement par obus de 150 sur le village.

Le Spahi DASBEN ALLAH rentre à l'hôpital.

À la décision du jour sont nommés Brigadiers, à compter du 1er janvier 1945:
1ère classe MARCHAND 1620
2ème classe MOLLIER 1621
2ème classe d'ALCHEE 1614

Sont nommés à l'emploi de 1ère classe, à compter du 1er janvier 1945:

CLERC 1618,
SCHOPIN 1676,
PHERIVONG 1511,
LECLERC 1492,
LEBRUN 617,
GUIRIEC 1765,
PARI 1768,
VILLAIN 1615,
COHEN 1522,
BEN ASSOU BEN AHMED 2204,
CHERKI BEN DJILLALI 2669,
CHAGRAHI LHABID 2186.

Sont nommés Brigadiers, à titre indigène, à compter du 1er janvier 1945:
MOLDI BEN MANSOUR 2251,
LARBI BEN MOHAMED 2220,
MIMOUN BEN DECHIR 2068,
AHMED BEN HADJ MOHD 2603,
AHMED BEN MOHD 2323.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.facebook.com/pages/Vive-la-2ème-DB/1431683340433382
Jean PFLIEGER
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 1715
Age : 53
Localisation : HAUTES-ALPES
Date d'inscription : 15/02/2012

MessageSujet: Citation 1er RMSM   Mer 30 Déc 2015 - 7:48

DÉCISION n° 649
(Journal Officiel du 7 juin 1945)


Le Président du Gouvernement Provisoire de la République Française
Chef des Armées,
CITE À L'ORDRE DE L'ARMÉE
LE 1er RÉGIMENT DE MARCHE DE SPAHIS MAROCAINS.

«Magnifique Régiment de reconnaissance qui, sous les ordres du Colonel REMY, maintient les plus brillantes traditions de la Cavalerie d'avant garde. Les Unités, soit détachées dans les groupements tactiques, soit groupées dans la main de leur Chef de Corps, ont pris une part glorieuse dans tous les combats victorieux de la Deuxième Division blindée, ouvrant à celle-ci, par la prise de CIREY-SUR-VEZOUZE, le chemin de STRASBOURG, y pénétrant avec les chars et l'Infanterie de tête, assurant la flanc-garde de la Division par l'occupation de WASSELONNE, puis battant l'estrade vers le sud et s'emparant de MOLSHEIM et d'OBERNAI. Faisant toujours preuve d'esprit de sacrifice et de ténacité, ce Régiment s'est encore couvert de gloire en franchissant l'ILL de vive force à KOGENHEIM en dépit d'une résistance acharnée de l'ennemi et malgré les pertes subies et en effectuant sur EBERSMUNSTER un coup de main qui peut être cité comme modèle du genre.

Au cours de toutes ces opérations qui ont porté nos armes de la Seine au Rhin, le Régiment a capturé plus de 26.000 prisonniers et a détruit ou capturé plus de 20 chars, 200 véhicules, 20 canons, 100 armes automatiques, 1 avion.»

Fait à PARIS, le 19 avril 1945

Signé: Général de GAULLE.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.facebook.com/pages/Vive-la-2ème-DB/1431683340433382
Jean PFLIEGER
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 1715
Age : 53
Localisation : HAUTES-ALPES
Date d'inscription : 15/02/2012

MessageSujet: Post Scriptum   Mer 30 Déc 2015 - 7:49

POST SCRIPTUM


Le récit s'arrête court alors qu'il aurait dû finir avant notre départ pour la LORRAINE; néanmoins il contient l'essentiel de nos actions de la Campagne de FRANCE.

Il y a l'essentiel parce que, peu au courant des règlements de la tenue des journaux mais désireux de conserver une trace fidèle des évènements, j'ai repris le cahier des mains de mon Comptable après qu'il y eut porté "l'Ordre de bataille" et m'astreignis à le tenir sans défaillance dès le départ de PARIS. À l'aide des TO échangés, des récits des éxécutants convoqués, éventuellement de mes souvenirs directs, toute action a été décrite succintement le soir même ou à la nuit.

Aurait-il été possible de reconstituer quelques jours plus tard le combat du peloton GUELLEC sur la croupe boisée de la SARRE BLANCHE si je ne m'étais pas efforcé d'en déméler les péripéries en interrogeant contradictoirement ceux des participants qui restaient autour de moi au soir de LA FRIMBOLLE?… Sans crainte de me tromper, je réponds: non. Même si nous avions pu, par la suite, réunir plus de survivants, les récits répétés auraient créé dans leur esprit une vérité nouvelle.

Cette Unité rapidement constituée ne serait pas devenue un Escadron solide, elle n'aurait pu acquérir et mériter sa bonne réputation sans le travail, le dévouement et la compétence de ses cadres.

Les premiers auxquels il y a lieu de penser sont ces "bons serviteurs" qui n'ont même pas leur nom dans le journal, sauf accident, mais dont l'intelligente activité nous a débarrassé de toute préoccupation "sur nos arrières". J'ai nommé: MARTIN que vous revoyez se glissant dans MIGNÉVILLE entre deux bombings, une serviette bourrée de "pièces" sous chaque bras: "vous signez là mon Lieutenant…". ADAMI, sans défaillance, apportant le ravitaillement et marchant de pair à compagnon avec ARTESE qui est toujours parvenu à se retrouver parmi les armes des évacués, de prise, en réparation, échangées… et tous nos dépanneurs (le premier tué fut un dépanneur, le Brigadier-Chef LEGALL égaré par les Américains juste après le passage de la Meurthe, blessé et pris avec son compagnon MARCHAND. D'autres Spahis allaient délivrer ce dernier huit semaines plus tard, guéri, dans un fort de STRASBOURG)… le tout mis en musique par le Chef CHAPUIS que je gardais "derrière" avec la plus lucide des cruautés, afin d'être tranquille de ce côté là: les initiatives nécessaires seraient prises en cas d'ordre ou de situation imprévus… et ce tout "relié" par HOFER, le parpaillot de l'Escadron qui n'a jamais attendu la fin du bombing pour sortir chercher, trouver et réparer la coupure sur ses lignes, à MIGNÉVILLE, sans le dire d'ailleurs et sans jamais laisser ce soin fréquent à d'autres.

Et puis ces cadres FFL qui formaient la solide armature des pelotons où venaient s'amalgamer à nos Marocains, anciens d'ALEP, les engagés de la pelouse de LONGCHAMP, les Nords Africains des deux camions ramenés par GUELLEC d'ALENÇON dans la nuit précédent notre premier engagement, les renforts du BR 2 enfin.

C'est tout cela le 6ème Escadron.

Depuis, j'ai vu d'autres combats, d'autres lieux. J'ai vu des Unités "renommées" et j'ai vu des Unités "de rang", j'en ai vu des "de choc", des "à bérets noirs"…, des "hommes peints" aussi. Enfin, j'en ai vu de toutes les couleurs, même "caméléon".

Alors ça me fait plaisir de vous donner ce bout de temps retrouvé… afin que vous soyez sûrs, preuve à l'appui, de n'avoir rien à leur envier. Oui, ils tirent très bien — et vous, vous ne tiriez pas très bien; ils savent ramper et lancer le couteau — vous, vous n'êtes pas des durs; ils sont des mécanismes bien remontés, connaissant les crocs-en-jambe, les étranglements — vous, vous ne savez pas tout ça, mais en plus "d'affaires", vous avez gagné tout ce que l'on peut gagner vraiment dans une guerre:

- l'affection et l'attachement des populations délivrées (le savent bien ceux d'entre vous qui passent dans les villages que nous tenions il y a quinze ans).

- le respect de nos prisonniers: fort rares sont les exemples de sang-froid et de valeur morale semblables à celui de CHAIX tuant d'une rafale de sa mitraillette l'Allemand qui vient traitreusement de l'atteindre d'une balle de pistolet et épargnant ses autres prisonniers. J'espère que ceux-ci vivent encore et vivront longtemps pour raconter autour d'eux comment le Français vainqueur n'a pas continué le tir, les abattant "dans le feu de l'action" comme on dit. Personne, pas même eux, n'aurait pu s'en étonner.

- l'estime, enfin, des populations occupées: par chance, j'étais chez moi à PARIS lorsque l'Adjudant-Chef CHAPUIS passa me voir un jour de 1946. Il me raconta qu'il venait de recevoir une lettre du village allemand que vous avez occupé. Les signataires en étaient un groupe de jeunes filles désireuses de témoigner, un an après, leur reconnaissance à l'Adjudant de l'Escadron qui avait occupé plusieurs semaines leur village lors de la reddition, aux ordres du Capitaine de REALS, faisant preuve d'une tenue et d'une discipline parfaites (elles avaient eu extrêmement peur surtout en voyant des Marocains…).

Ainsi, au cours même du combat, et juste après celui-ci au moment qu'il était si méritoire de garder votre dignité de "civilisés" vous avez su commencer à combler le fossé de haine dont le Père MINERY, l'autre jour à STRASBOURG, devant le char de ZIMMER, se félicitait de constater la disparition.

CHAPUIS m'a rapporté aussi l'étonnement de ce village catholique en voyant un grand nombre de militaires Français à la messe du dimanche. En ce qui me concerne, je ne suis pas étonné du tout: c'est l'illustration de ma conviction "née de l'expérience": "Les meilleurs soldats? Ce sont les enfants de chœur!"

Tâchez donc de répandre, preuve à l'appui, cette constatation autour de vous. Mais, je vous en préviens, dans l'état actuel des choses et pour reprendre le mot du Général de GAULLE ouvrant la porte pour faire modérer le ton de quelques officiers de Spahis particulièrement en voix…

"c'est, Messieurs…
… un VASTE PROGRAMME".

BESANÇON, décembre 1959.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.facebook.com/pages/Vive-la-2ème-DB/1431683340433382
Jean PFLIEGER
Rang: Administrateur
avatar

Nombre de messages : 1715
Age : 53
Localisation : HAUTES-ALPES
Date d'inscription : 15/02/2012

MessageSujet: Re: 6/1er RMSM: Journal de Marche (16/11—30/12/1944)   Mer 30 Déc 2015 - 7:52

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.facebook.com/pages/Vive-la-2ème-DB/1431683340433382
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: 6/1er RMSM: Journal de Marche (16/11—30/12/1944)   

Revenir en haut Aller en bas
 
6/1er RMSM: Journal de Marche (16/11—30/12/1944)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
 Sujets similaires
-
» 6/1er RMSM: Journal de Marche (16/11—30/12/1944)
» Journal de marche du 6/1er RMSM
» Journal de marche du sergent Fricasse de la 127e demi-brigade : 1792-1802
» Journal de Marche du 40e Rana
» CPA 3ème BCP

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La 2ème Division Blindée de Leclerc :: - :: La Guitoune II-
Sauter vers: